La femme derrière La Femme d’Après

Je m’appelle
Peggy.

J’ai 50 ans et je suis la fondatrice de La Femme d’Après.

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Portrait de Peggy, fondatrice de La Femme d’Après

« Parce que ce parcours ne parle pas de l’homme qui m’a fait du mal. Il parle de la femme qui a dû continuer à vivre après. »

Je pourrais te parler de mon métier, de mes projets ou de ce que je construis aujourd’hui. Mais ce serait oublier l’essentiel.

Il y a des événements qui changent une vie. Pour moi, il y a eu un avant et un après.

Un homme a franchi une limite qu’aucun être humain n’avait le droit de franchir. Ce que j’ai subi a tout fait basculer. Pendant deux années entières, en 2002 et 2003, cet homme a exercé une emprise sur moi.

Une violence subie dans mon corps, une violence psychologique, mais dont les conséquences ont dépassé de très loin cet instant.

Il y a eu les blessures visibles. Et puis toutes celles qui ne l’étaient pas. La peur. La perte de confiance. Les traces psychologiques. Les choix et les mécanismes de protection qui se construisent ensuite, parfois sans même que l’on s’en rende compte.

Je pourrais te raconter précisément ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas ce que je veux faire ici.

Parce que ce parcours ne parle pas de l’homme qui m’a fait du mal. Il parle de la femme qui a dû continuer à vivre après.

Cette épreuve a profondément bouleversé ma trajectoire. Elle a laissé des traces. Elle a influencé certaines de mes décisions, certaines de mes relations, ma manière de me protéger, de faire confiance, d’avancer.

C’est aussi à partir de cette période que les addictions sont entrées dans ma vie et qu’un long processus d’autodestruction s’est installé.

Avec le recul, je comprends qu’elles ont aussi été, à un moment donné, une manière de faire face à ce que je n’arrivais pas encore à porter autrement.

Je ne veux ni les excuser ni les laisser résumer mon histoire. Elles font simplement partie de ce qui est venu après. De ces mécanismes que l’on peut mettre en place pour continuer à avancer, avant même de comprendre réellement ce que l’on cherche à fuir, à calmer ou à faire taire.

Mais mon histoire ne s’est pas arrêtée là.

J’ai continué à vivre. Avec parfois de la force. Parfois de la colère. Des erreurs aussi. Des choix que je referais. D’autres que je ferais certainement différemment aujourd’hui.

J’ai aimé. J’ai perdu des personnes. J’en ai retrouvées. J’ai connu des ruptures et des réconciliations. Je suis devenue mère. J’ai construit une famille. J’ai travaillé. J’ai changé. Je me suis parfois cherchée. Je me suis parfois oubliée. Et j’ai recommencé. Plus d’une fois.

Ce combat face à moi-même s’est poursuivi jusqu’en 2019. Me reconstruire m’a demandé du courage, de la persévérance et une grande résilience. J’ai dû affronter mes peurs et mes doutes, et prendre des décisions pour avancer. Ce travail personnel, j’ai choisi de m’y engager.

En 2019, j’ai rencontré la personne qui partage aujourd’hui ma vie. Son soutien m’a profondément aidée à accepter ce que j’avais vécu et à avancer dans ma reconstruction. Cette rencontre, puis la naissance de ma fille, ont aussi changé mes priorités et donné un sens nouveau à ma vie.

Pendant longtemps, j’aurais pu regarder certaines parties de ma vie uniquement à travers ce qui m’était arrivé.

Puis, progressivement, trois questions ont pris une autre place :

  • Pourquoi j’en suis là aujourd’hui ?
  • Comment j’en suis arrivée là ?
  • Et comment je peux changer cette situation ?

La troisième a été essentielle. Parce qu’elle ne change pas le passé. Elle ne rend pas acceptable ce qui ne l’était pas. Elle ne signifie pas non plus que nous sommes responsables de ce que d’autres nous ont fait.

Qu’est-ce que je peux choisir pour moi maintenant ?

C’est une distinction fondamentale pour moi.

Je ne suis pas responsable de la violence que j’ai subie. Mais aujourd’hui, ma vie m’appartient.

Reprendre ma place ne signifie pas effacer ce que j’ai vécu. Cela signifie refuser que cet événement soit le seul auteur de tout ce qui viendra après.

Cet homme m’a profondément blessée. Mais je refuse aujourd’hui de lui donner le pouvoir de définir la femme que je suis devenue.

Aujourd’hui, je ne renie aucune partie de mon histoire. Mais je refuse qu’elle décide de la suite.

C’est aussi de là qu’est née La Femme d’Après.

Pas parce que j’aurais toutes les réponses. Mais parce que je sais ce que signifie se perdre, recommencer, se questionner et essayer de retrouver sa direction.

Ton histoire sera différente de la mienne. Tu n’as pas besoin d’avoir vécu ce que j’ai vécu pour te reconnaître dans ces pages. Il n’y a pas de concours de souffrance.

Il suffit peut-être qu’à un moment de ta vie, tu te sois éloignée de toi. À cause d’une épreuve. D’une relation. D’un deuil. D’une séparation. Des responsabilités. Des années passées à faire passer tout le monde avant toi. D’une succession de petites choses. Ou simplement parce que la vie t’a emmenée ailleurs sans que tu t’en rendes compte.

Revenir à Moi est né pour cette femme-là. Celle qui ne veut pas effacer son histoire, mais qui ne veut plus non plus lui abandonner toute la suite.

J’ai créé ce workbook à partir de mon expérience de vie et de mon propre cheminement. Un point de départ concret pour prendre du recul, mieux comprendre tes besoins et choisir tes premières actions, à ton rythme et en autonomie.

Ton histoire fait partie de toi. Elle n’est pas obligée d’écrire toute la suite.

Un premier pas, à ton rythme

Et si tu commençais
à revenir à toi ?

Revenir à Moi : un workbook pour prendre du recul, mieux comprendre tes besoins et choisir tes premières actions, en autonomie.

Découvrir Revenir à Moi